1. INTRODUCTION
Depuis la première proposition de Thomas Paine en 1796, le principe
d’octroyer une allocation universelle à l’ensemble des citoyens d’un Etat a
connu de nombreux avatars. L’idée autrefois révolutionnaire d’un revenu de
subsistance accordé à tous les nécessiteux ne fait plus débat, avec l’instauration
de minima sociaux dans beaucoup de pays. Par contre, trois caractéristiques font
toujours obstacles : l’allocation universelle est distribuée à tous, riches ou
pauvres, sans contrôle des ressources ; l’allocation est calculée sur une base
individuelle ; son versement ne donne lieu à aucune exigence de contrepartie.
De nombreuses publications discutent ses fondements philosophiques
relativement à la distribution des revenus et à la fiscalité. Ce débat se clarifie
peu à peu, en particulier avec la contribution récente de MONGIN (2008,
p. 437) : « En général, et c’est le seul cas pertinent pour la France, l’allocation
universelle sera, non pas distributive, mais redistributive, et de plus financée par
l’impôt sur le revenu, ce qui la rapproche alors beaucoup de l’autre dispositif
théorique (l’impôt négatif) ». Le présent article s’inscrit dans la continuité de
cette affirmation, pour se concentrer sur la seule objection inéluctable, celle de
la soutenabilité économique d’un tel mécanisme d’allocation universelle.
La suite est téléchargeable sur le site de Marc de basquiat...www.allocationuniverselle.com
ou directement ici http://www.allocationuniverselle.com/doc/Marc_de_Basquiat_AES2009-09-17.pdf